Vivre l’Évangile

J’ai accompagné mon ami Mario durant deux ans. Bien qu’éloigné de la foi, il respectait la mienne. Dès son hospitalisation, je le visitais régulièrement. Il me dit un jour : « Je m’efforce de ne pas croire en Dieu. Si je l’avais fait, j’aurais dû changer ma vie. Mais maintenant ? Tu es le seul homme heureux que je connaisse. J’aimerais tant pouvoir vivre comme toi. » Je lui proposai alors
d’apprendre à vivre l’Évangile, parole par parole. Il y consentit car il avait confiance en moi. Il eut du mal à donner au mot « amour » d’autres sens qu’il y trouvait, car il s’était jusqu’ici prostitué pour de l’argent. Ce fut un chemin difficile, fait de chutes et de résurrections.
Lorsqu’il mourut par la suite d’un accident, j’eus l’impression qu’il s’était préparé à sa rencontre avec Dieu.
S. V.
Traduit de Neue Stadt par Jean Maure

Tiré de la revue Nouvelle Cité  mai-juin 2018

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