De la place pour deux

Pendant mon entretien pour devenir vendeur intérimaire de sandwiches, j’ai demandé si je pouvais distribuer les invendus à des sans-abri. Cela ne convenait pas à l’image de l’employeur et je n’ai pas été
embauché. J’ai trouvé ensuite un travail dans la cuisine d’un restaurant. Comme convenu, je pouvais distribuer la nuit à des indigents les plats invendus. Mon chef m’informa un jour que seul un employé
demeurait nécessaire en cuisine.
Je répondis alors que mon collègue musulman devait rester, car il avait, lui, une famille. Mon chef répondit alors que le choix de la personne à conserver était tombé sur moi – un homme jeune – mais qu’il
allait reconsidérer sa décision.
Le lendemain, il décida de nous garder tous les deux !
D., Grande-Bretagne,
traduit de Neue Stadt par Jean Maure

Tiré de la revue Nouvelle Cité  septembre-octobre 2020

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