Réparation divine

Je me rends à la cité-pilote d’Arny pour souffler les feuilles tombées dans le parc.
Après avoir rempli le réservoir d’essence, je fais démarrer la souffleuse. Le moteur s’arrête.
Un doute m’envahit très vite.
Je lis l’étiquette du bidon : « essence 4 temps » (c’est à-dire essence non mélangée à de l’huile, celle que l’on met dans les voitures) et non « essence 2 temps » dont la souffleuse a besoin. Je viens de griller le moteur ! Je ressens une grande honte d’autant plus que j’ai insisté pour acheter un modèle plus puissant, il y a à peine deux ans.
J’aurais dû vérifier l’étiquette du bidon avant de verser son contenu… Lorsque je retrouve mon noyau de volontaires, je leur partage mon embarras.
À l’unanimité et spontanément, ils proposent de prendre en charge son rachat. Je n’en reviens pas !
En me rendant chez un vendeur de ce type d’article, je vois que le prix annoncé est 25 % plus élevé que celui repéré sur un site internet !
La réaction du vendeur n’annonce rien de bon.
« Je ne peux pas décider… mais je vais chercher le patron… » Ce dernier s’engage dans la négociation.
Il accepte finalement mon prix et m’indique un moyen pour étendre la garantie à trois ans au lieu de deux.
Que de coups de main qui m’aident à me « racheter » !
L’erreur est humaine… et sa réparation, divine.
Alain B.

Tiré de la revue Nouvelle Cité  mai-juin 2020

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