Et si j’osais !

Ces derniers temps, ma santé n’est pas toujours des meilleures et je dois faire face à des petits passages à vide.

Ces derniers temps, ma santé n’est pas toujours des meilleures et je dois faire face à des petits passages à vide. Le mois dernier, à la sortie de
la messe, notre curé, originaire du Bénin, me dit « qu’il nous doit une petite visite », signe qu’il souhaitait pouvoir venir nous rencontrer à l’occasion d’un dîner. Nous convenons du lendemain et,
malgré un peu de fatigue, je mets tout en oeuvre pour lui préparer un bon repas. À cette occasion, nous découvrons que durant ses années de séminaire, il partageait toutes les semaines la «Parole de Vie» et la vie du dé de l’amour avec les autres séminaristes. Nous échangeons sur la vie des Focolari aujourd’hui et il repartira avec quelques écrits de Chiara Lubich. Il exprime aussi son désir de pouvoir approfondir la langue allemande qu’il a étudiée. Il espère trouver un remplacement dans une paroisse allemande. Nous confions à Jésus ce projet. Plus tard, je passe quelques jours en Suisse pour rendre visite à un parent. Le dimanche, j’entends les cloches m’appeler mais ma fatigue est grande. Malgré tout, j’y vais. Durant la messe (en allemand et dont je ne comprends pas un mot) me reviennent les mots du prêtre de ma paroisse. Et si j’osais ? Mais comment aborder le prêtre sans parler l’allemand ? Je me lance. Je vais à la sacristie et commence à parler à moitié en anglais, à moitié avec mes mains. Mon accent ne trompe pas, et le prêtre me répond dans un excellent français ! Il écoute attentivement ma demande et me répond que ce serait possible : le père pourrait être accueilli, logé et ses cours d’allemand financés en contrepartie de quelques services rendus à la paroisse !
Élisabeth B.

Tiré de la revue Nouvelle Cité  novembre-décembre 2018