Sa réponse

Nous devions animer la messe avec Charlotte et d’autres jeunes de la paroisse à l’occasion des professions de foi.

Nous devions animer la messe avec Charlotte et d’autres jeunes de la paroisse à l’occasion des professions de foi. Plusieurs avaient répondu à l’appel, dont deux autres flûtistes. Sur mon vélo en chemin vers l’église, je me demandais si l’on avait vraiment besoin de moi.
Je demande toujours à Jésus cette chose-là car comme j’aime jouer de la musique j’ai peur de m’accrocher au poste et de ne pas laisser la place aux jeunes. Je ne savais pas trop. Il y avait un jeune
pianiste que je n’avais pas vu depuis longtemps qui est presque professionnel mais ne vient presque jamais à la messe. Il excelle pour jouer Chopin mais il est perdu pour les accords des chants de
messe. Il était complètement paniqué et se sentait ridicule car tout le monde attendait de lui un super niveau à commencer par sa famille.
J’ai décidé de laisser ma flûte et de rester à ses côtés pour l’aider à s’y retrouver dans le déroulement de la célébration, les reprises, les rythmes que l’animateur de chants transforme par habitude… tout cela en essayant d’être le plus discrète et délicate possible. J’ai vécu un bon moment finalement, sans ma flûte. Jésus m’avait donné sa réponse !
Gwen

Tiré de la revue Nouvelle Cité  septembre-octobre 2017