M. S.

J’ai prévenu mes filles : « On va faire les courses au supermarché, mais gare à vous si vous réclamez quelque chose ! C’est à la maison qu’on décide ce qu’il […]

J’ai prévenu mes filles : « On va faire les courses au supermarché, mais gare à vous si vous réclamez quelque chose ! C’est à la maison qu’on décide ce qu’il faut acheter. » Et dans cette attitude autoritaire, je suis partie en voiture avec elles. L’atmosphère était tendue, le dialogue bloqué. J’ai compris que je m’étais trompée. J’avais exprimé une idée
juste, mais pas de la bonne manière. J’ai demandé pardon à mes filles et ensuite nous nous sommes mises à chanter dans la voiture.
Je me suis aperçue que faire les courses pouvait aussi être une occasion de fête pour faire grandir le dialogue avec les enfants. Puis je me suis dit : « Il est vrai qu’il ne faut pas toujours dire oui à leurs caprices de petits consommateurs, mais il est tout aussi important de savoir leur dire non avec une fermeté empreinte de gentillesse. »