La réponse

Il y avait une situation que je me reprochais beaucoup. Je n’étais en paix ni avec moi-même ni avec les personnes avec lesquelles un conflit s’était produit, et que je […]

Il y avait une situation que je me reprochais beaucoup. Je n’étais en paix ni avec moi-même ni avec les personnes avec lesquelles un conflit s’était produit, et que je n’avais pas pu revoir depuis. Lors d’une veillée de prière sur les reliques de sainte Faustine *, j’ai demandé à Dieu la grâce de me faire expérimenter sa miséricorde, car cette histoire n’en finissait pas de tourner dans ma tête.
Le mardi saint, jour de la messe chrismale, nous avions prévu avec une amie d’arriver 20 minutes en avance, mais celle-ci est rentrée tard de son travail et lorsque nous sommes arrivées à 20 h, il y avait du monde partout. Je dis juste à mon amie que je souhaitais me mettre du côté droit pour voir entrer les prêtres et les diacres. Je savais que j’apercevrais ainsi le diacre, avec la femme duquel j’avais eu ce conflit. La célébration allait commencer mais mon amie insiste pour que l’on avance. Les marches des chapelles latérales sont remplies de monde, pas une seule place. Nous continuons jusqu’à la chapelle réservée aux diacres, bondée elle aussi. Au moment de s’asseoir, il reste juste deux places à côté des diacres, qui nous proposent de nous y installer. Et au moment de la paix du Christ, cet ami vient vers moi en premier me donner la paix du Christ. Ce fut pour moi une grande joie, un signe éclatant de la miséricorde de Dieu, et aussi la réponse à ma demande lors de la veillée de prière.

*. Soeur Maria Faustyna Kowalska (1905-1938), religieuse mystique polonaise dite apôtre de la miséricorde divine.
Béatifiée en 1993, canonisée en 2000.

Tiré de la revue Nouvelle Cité septembre-octobre 2015