Confrontation

Notre mairie vient de voter un PLU (Plan local d’urbanisme) pour densifier le quartier pavillonnaire dans lequel nous habitons. Nous risquons de voir construire des immeubles au bout de nos […]

Notre mairie vient de voter un PLU (Plan local d’urbanisme) pour densifier le quartier pavillonnaire dans lequel nous habitons. Nous risquons de voir construire des immeubles au bout de nos jardins. Une famille chrétienne très remontée veut créer une association de défense. Nous acceptons.
Cette association regroupe très vite une trentaine de personnes. Faute de candidats, j’accepte d’en être le vice-président. Très vite, je me retrouve en désaccord avec la présidente, plus jeune, qui cherche l’affrontement avec la mairie plutôt que la négociation. Je me retrouve donc isolé. Après une réunion difficile, où nos analyses divergent, j’envisage de démissionner. Je ne veux pas vivre un affrontement direct avec la mairie et des procès. L’ambiance dans le quartier est bonne. La fête annuelle des voisins fonctionne bien. Je ne veux pas être cause de dissension. Comment construire l’unité ? La veille d’une réunion décisive du bureau, une phrase du mouvement des Focolari me rappelle
que « l’autre est mon patron ». Accepter tout plutôt que rompre. Ma femme me soutient, disant que j’apporte un élément de sagesse et de modération. Finalement, j’accepte de collaborer à la rédaction d’une lettre de recours gracieux adressée à la mairie, même si je juge que cela aura peu d’impact. L’unité de l’association est sauvegardée.