Réconciliation

Dans le cadre d’une association de quartier, je suis à l’origine du vide-greniers qui s’est tenu un dimanche sur notre boulevard.

Dans le cadre d’une association de quartier, je suis à l’origine du vide-greniers qui s’est tenu un dimanche sur notre boulevard.
Cette manifestation est une aubaine pour la boulangère qui réalise ce jour-là le plus gros chiffre d’affaires de l’année.
Comme je le fais pour d’autres commerçants, je suis passée vers 11 h lui demander si elle voulait bien offrir quelques croissants aux bénévoles qui tenaient notre stand depuis le matin. Non seulement elle a refusé mais elle s’est dite scandalisée de ma démarche ! J’ai répondu, le ton est monté et j’ai quitté la boutique furieuse et bien résolue à ne plus y mettre les pieds.
Mais dans notre idéal de la vie chrétienne, nous savons que la colère est stérile et nous sommes invités à rétablir une relation qui s’est détériorée. Aussi, trois jours après, ai-je décidé d’aller me réconcilier avec la boulangère. Je suis donc entrée dans le magasin en disant : « Bonjour ! Je viens pour m’excuser de m’être mise en colère dimanche. » La patronne n’était pas là mais il y avait les trois vendeuses qui avaient assisté à la scène. Nous avons parlé et elles m’ont promis de transmettre mon message. J’ai acheté un pain et suis partie heureuse, sentant une vraie complicité avec le personnel souriant.

Publié dans la revue Nouvelle Cité Septembre-octobre 2014